Des scientifiques ayant analysé plus de deux décennies de données sanitaires américaines ont mis en évidence une évolution surprenante de la composition chimique du sang humain qui semble suivre la hausse des niveaux de CO₂ dans l’atmosphère. Les chercheurs ont constaté que les taux moyens de bicarbonate dans le sang avaient augmenté d’environ 7 % entre 1999 et 2020, tandis que les taux de calcium et de phosphore avaient diminué. Le bicarbonate joue un rôle clé dans le maintien de l’équilibre acido-basique de l’organisme et est étroitement lié aux niveaux de CO₂ dans le corps. Les chercheurs soulignent que cette étude n’établit pas de relation directe de cause à effet. Cependant, la constance à long terme de ces changements soulève d’importantes questions quant à la manière dont l’augmentation continue du CO₂ atmosphérique pourrait affecter la physiologie humaine, en particulier chez les jeunes générations qui pourraient y être davantage exposées au cours de leur vie. Ces résultats suggèrent que le changement climatique pourrait avoir des implications allant au-delà de l’environnement, soulignant l’importance de poursuivre les recherches sur les effets à long terme de la hausse du CO₂ sur la santé humaine.