Des scientifiques de l’University College London ont découvert que les terres agricoles abandonnées peuvent se régénérer naturellement pour devenir une prairie de fleurs sauvages riche en biodiversité, sans recourir à des méthodes de restauration coûteuses telles que les mélanges de graines du commerce. En 11 ans, un champ de deux hectares situé dans le nord du Norfolk a vu le nombre d’espèces végétales recensées dans ses parcelles d’étude plus que doubler, passant d’une dizaine d’espèces en 2011 à près de 20 en 2022. Des milliers d’orchidées sont apparues naturellement, aux côtés d’autres espèces telles que la ciguë jaune et la centaurée commune. Les chercheurs pensent que certaines plantes ont pu réapparaître grâce à des processus naturels, notamment la dispersion des graines par la faune sauvage. Ces résultats suggèrent que le simple fait de laisser à la nature suffisamment de temps pour se régénérer pourrait constituer un moyen efficace et peu coûteux de restaurer la biodiversité. Les chercheurs affirment que la régénération naturelle pourrait également préserver la diversité génétique des plantes adaptées au milieu local mieux que la plantation de mélanges de graines commerciaux. L’étude met en évidence comment une approche simple — la fauche traditionnelle combinée à une intervention minimale — peut créer des habitats précieux pour les pollinisateurs, les oiseaux et les mammifères, tout en soutenant les efforts plus larges visant à restaurer la biodiversité.