Des chercheurs ont mis au point un nouveau système d’intelligence artificielle capable de traduire l’activité cérébrale en texte écrit sans nécessiter l’implantation chirurgicale d’électrodes. Cette technologie associe l’apprentissage profond de pointe à des enregistrements cérébraux non invasifs, offrant ainsi une solution plus sûre pour aider les personnes ayant perdu la capacité de parler ou de taper au clavier en raison d’une paralysie ou de troubles neurologiques. Ce système, baptisé Brain2Qwerty, a été entraîné à partir de l’activité cérébrale de 35 volontaires en bonne santé, alors qu’ils mémorisaient et tapaient des phrases. Il a analysé les signaux captés par électroencéphalographie (EEG) et magnétoencéphalographie (MEG), apprenant à prédire les caractères que les participants avaient l’intention de taper en se basant uniquement sur leur activité cérébrale. Les meilleurs résultats ont été obtenus à partir des enregistrements MEG : l’IA a atteint un taux d’erreur aussi bas que 18 % pour certains participants et a décodé avec précision des phrases qu’elle n’avait jamais rencontrées auparavant. Bien que cette technologie en soit encore au stade de la recherche, elle réduit considérablement l’écart de performance entre les interfaces cerveau-ordinateur invasives et non invasives. Les chercheurs estiment que cette avancée pourrait ouvrir la voie à des technologies de communication plus sûres, permettant aux personnes souffrant de troubles moteurs graves de communiquer, de contrôler des appareils numériques et, à terme, d’utiliser des technologies d’assistance sans avoir recours à une intervention chirurgicale cérébrale.